Le p'tit Louvre de Jill

Publié le par Eglantine-Lilas

 

      Le P'tit Louvre de Jill m'a inspirée une petite histoire, sa version en vers, c'est en cliquant sur ce lien.


Jean, le facteur du village, commençait toujours sa tournée très tôt ce qui lui permettait de s’occuper de son lopin de terre le reste de la journée. Il aimait travailler son potager qui permettait d’améliorer l’ordinaire dans la maison  mais aussi cultiver des fleurs pour faire plaisir à sa femme.

 

Ce matin-là, intrigué par une lettre qui portait le tampon d’un notaire hors du département, il était partit plus tôt tant il avait hâte de remettre cette lettre à Catherine. Elle s’était installée comme couturière alors que n’était qu’une petite jeunette. Depuis, elle vivait chichement des travaux de couture qu'on voulait bien lui confier. Sa machine à coudre installée près de la vitre, elle lui faisait toujours un petit coucou de la main lorsqu’il passait près de chez elle. Catherine ne recevait que peu de courrier et surtout des factures : téléphone, électricité rarement une carte postale de quelqu'un du village, parti pour quelques jours à la grande ville.

 

Jean pédalait de plus en plus fort et c’est tout essoufflé qu’il remit la lettre mystérieuse à sa destinataire. C’est aussi sans vergogne qu’il attendit devant elle, qu’elle ouvrit son courrier. Catherine ne s’en offusqua pas elle n’avait pas de secret et ce notaire qui la convoquait ne pouvait que s’être trompé de destinataire. Elle décida à la date donnée d’aller l’en informer de vive voix cela lui semblait plus correct que par téléphone.

 

Le document est là devant elle, le notaire lui confirme que d’une cousine lointaine elle a bien héritée, l’acte est authentique et la signature vérifiée. De quatre murs dit-il dont il lui remet la clé. Catherine a besoin de reprendre ses esprits et remet à plus tard la visite. Elle ne se fait guère d’illusion sur la valeur de ce bien, ses parents étaient d’origine très modeste et sans doute à plus forte raison une cousine éloignée.

 

La clé est là, bien en vue sur la cheminée. Plusieurs fois Catherine a été tentée de prendre sur ses maigres économies de quoi payer un taxi pour qu’il l’accompagne à la gare qui n’est pas toute proche mais cela ne lui semble pas raisonnable. Aujourd’hui est venu le temps d’en avoir le cœur net et c’est le cœur en émoi qu’elle s’avance dans cette rue paisible, et qu’elle découvre au numéro indiqué, une vieille demeure avec son jardin tout en fleurs. 

 

Elle doit forcer un peu la clé dans la serrure et pousser la porte pour découvrir non pas quatre murs mais une maison charmante. Un cadre méconnu qu’elle découvre, des meubles à la patine ancienne qui sentent bon la cire, de pièces en pièces  des peintures portant la signature de sa cousine. Bien lui en a pris de prendre un petit bagage, car son retour n’est pas pour de suite, elle a toute une vie, une œuvre, un p’tit Louvre, à découvrir.

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mamazerty 15/07/2012 15:32


c'est d'une maison comme çà que je rêve

jill bill 15/07/2012 15:26


Bonjour Eglantine.... Remonter plus haut dans l'histoire....  Revenir en arrière mais je n'en avais le courage... Tu l'as bien fait ma foi.... Cette demeure est bien celle de la
cousine éloignée... Une vieille fille qui a vécu là un peu en retrait, de ses biens, et de sa passion.... Merci à toi...  je t'embrasse, jill

Monelle 15/07/2012 14:59


et oui quelquefois la bonne fortune vient rendre visite !!! Très jolie hitoire - merci !


Bonne fin de journée - bisous