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Chanson de fou


Pour le Jeudi en Poésie, sur un thème proposé par JILL

Le crapaud noir sur le sol blanc
Me fixe indubitablement
Avec des yeux plus grands que n’est grande sa tête ;
Ce sont les yeux qu’on m’a volés
Quand mes regards s’en sont allés,
Un soir, que je tournai la tête.
 
Mon frère ? – il est quelqu’un qui ment,
Avec de la farine entre ses dents ;
C’est lui, jambes et bras en croix,
Qui tourne au loin, là-bas,
Qui tourne au vent,
Sur ce moulin de bois.
 
Et Celui-ci, c’est mon cousin
Qui fut curé et but si fort du vin
Que le soleil en devint rouge ;
J’ai su qu’il habitait un bouge,
Avec des morts, dans ses armoires.
 
Car nous avons pour génitoires
Deux cailloux
Et pour monnaie un sac de poux,
Nous, les trois fous,
Qui épousons, au clair de lune,
Trois folles dames, sur la dune.
 
Emile Verhaeren, Les Campagnes Hallucinées.

 

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P
Comme j'aime !
Remarque, , c'est drôle et pourtant .
Quelle famille !!!
Bisous bisous Eglantine
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C
Bravo Monique ! Quel bon choix, que ce poème de Verhaeren !
Bisous♥
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J
que j'aime ce poème un peu fou, je le découvre avec beaucoup de plaisir
bises M'dame Églantine
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R
il est très déjanté ce poème....même étrange du coup. Bisous
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J
je découvre cet autre poème de Verhaeren que je connais un peu. Celui-ci est plus léger que celui du même poète que j'ai choisi. bises
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J
J'aime beaucoup , je découvre ce poème de Verhaeren .
Bonne journée
Bises
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M
Un beau poème bonne journée bisous bonne journée MTH
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G
Folle découverte ! C'est fou ce qu'on ignore ! ;))
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M
C'est le second poème d'Emile Verhaeren que je lis ce matin. J'adore. Il est charmant, amusant tout à fait différent de celui que j'ai lu ce matin. Bisous
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