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L.D.L.N ...suite et fin

 

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Celui qui vient d’ailleurs est souvent suspect, suspect de vols ou de méfaits. On ne le connaît pas et l’affectif n’est pas mis à mal si on l’accuse. Oui mais pas moins de deux meurtres ont été commis sur le tracé qu’on  a pu reconstituer de son errance. Ne peut-on imaginer toutefois, un règlement de comptes, une rancœur ancienne qui profiterait de l’occasion pour trouver un bouc émissaire ? Quelqu’un venu de nulle part n’est-il pas tout désigné pour endosser des forfaits à moins qu’il ne soit vraiment le coupable mais dans ce cas connaissait-il ces personnes décédées ? Bien encore de questions sans réponse…

Je continue à avancer dans un brouillard épais dû au temps maussade mais aussi moralement à cause de l’énigme qu’est encore pour moi Gabriel Lange. Tout d’un coup devant moi  se dresse  un crayon immense dans lequel on aurait pu aménager des locaux, mais qui irait vivre dans un crayon cela dépasse mon entendement. L’image déformée par des miroirs de certains bâtiments, se projettent dans  l’espace, mais tout cela n’a aucun sens, est ce que je dors encore ? Ça ne peut être qu’un cauchemar et pourtant je suis bien descendu du train …les gens sont si pressés qu’ils ne s’arrêtent même pas lorsque je leur demande mon chemin.

L’Homme de la nuit m’obsède, je l’imagine fuyant encore et encore mais j’espère arriver auprès de lui au  moment  où sa fatigue sera la plus forte et qu’il s’effondrera au bout d’un champ, là où les barbelés vous empêchent d’aller plus loin. Je sens que la nuit à venir sera celle où il est arrivera au bout de sa résistance physique, au bout de son voyage, et où vaincu il s’endormira dans un fossé.  Je serai là lorsque le soleil se lève et qu’il entrouvrira très légèrement les paupières. Deux petites gouttes d’eau de la rosée du matin, se détacheront du barbelé et  viendront caresser son visage. Peut-être qu’alors des larmes libératrices se joindront à elles mais des petites gouttes d’eau vont-elles suffire pour ouvrir la porte d’un cœur en souffrance. Deux petites gouttes d’eau vont-elles redonner la parole à cet homme pour lui permettre de m’expliquer ? J’aimerai que cette histoire se termine ainsi, mais la réalité de sa vie est certainement tout autre.

Je continue à marcher, le jour se lève enfin, la brume disparaît petit à petit, la lumière environnante devint plus conviviale, bientôt un pale rayon de soleil me caresse et mon environnement n’est plus angoissant. Une horloge sonne au loin huit heures, des gens s’agitent, se bousculent même, autour de moi. Le bruit d’un train entrant en gare me sort de l’état comateux dans lequel je me trouve. La brume se lève complétement me permettant de constater  que je n’avais fait que tourner en rond dans le centre commercial dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon et c’est bien la ville où je devais me rendre. La grande roue, les crayons, prennent tout leur sens pour qui connaît l’endroit.

Tout d’un coup on me secoue vivement, je me débats furieux et je vois ébahi devant moi, le personnel chargé de l’entretien qui veut me fait comprendre que le train est arrivé à destination depuis plus d’une heure et que je suis resté endormi à ma place. Il me faut un moment pour réaliser ce qui se passe…tout ça n’était donc que rêve  ou cauchemar ? Mon extrême fatigue m’a rendu complétement inconscient et mes sens normalement en alerte, m’ont abandonné dans un sommeil profond. Il me faut un certain pour reprendre mes esprits, j’hésite encore entre rêve et réalité tout avait l’air si réel… on m’aide à rassembler mes affaires, c’est titubant et groggy que je descends sur le quai de la gare. Heureusement que ce train faisait terminus à Lyon sinon qui sait ou j’aurais pu débarquer !

L’air frais du matin et un copieux petit déjeuner avec un grand café au buffet voisin m’aident à refaire surface. Maintenant je n’ai plus de temps à perdre,  il me faut retrouver rapidement Gabriel Lange…

Alors que je m’avance vers la sortie et que je louvoie entre les bagages posés au sol qui attendent d’être emporté vers des destinations diverses, une femme avec un accent inconnu m’interpelle :

— L’entrée du cimetière Montparnasse s’il vous plait ?

Ah non, ça ne va pas recommencer ! Cette fois ci je suis bien réveillé, je glisse aussi vite que je peux pour me fondre dans la foule et surtout sans chercher à savoir qui m’interpelle… 

 

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P

Bon, alors là rien ne va plus pour moi. Tu dis que c'est la fin, mais la fin de quoi ? Je ne vois pas de fin ici moi !


Allez Eglantine, au boulot. Fais fonctionner tes neurones !


Bisous
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A

j'ai beaucoup aimé ton histoire...
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E


 merci ...je voulais en faire un" policier "...mais c'est pas facile !!!!



A

je crois bien que si j'exposais ou si je publiais ça me couperait l'envie.... je veux que ça reste un plaisir... et en plus comme la plupart du temps les photos me sont prêtées.... ça cerait un
casse tête sans nom....
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E


 en attendant on prend plaisir a venir te voir !


 



F

vraiment une histoire à rebondissement
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E


 reve ou réalité ...va t'en savoir !



M

Finalement il n'est pas à Lyon mais toujours à Paris et l'on ne saura pas qui est ce fameux Gabriel Lange ???


Bonne journée - bisous



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E


 mon inspiration m'a quitté en cours de route mais qui sait un jour peut etre !!!!


bisous



M

Ce n'était donc qu'un rêve...
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E


 ...pas tout à fait !



Q

Oups... tu as failli récrire "un jour sans fin"...


Je me suis laissé prendre.


Superbe moment, Eglantine. Merci !


Passe un bon week-end.
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E


 ...pour changer ..une nuite sans fin !


bisous



J

Voui Eglantine, elle est où.... Je suis pas du coin !  Il est de ces sommeils si profonds qu'on croit revenir de la mort.... Merci toa ! Bises de jill
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E


 va savoir ou se cache les choses ...j'ai pris 3 histoires que j'avais écrite


et j'ai malaxé le tout !


bisous 



L

Wouaahh !


Dur dur de reprendre contact avec la "vraie vie" après ce "cauchemar".


Au fait, Eglantine où se trouve l'entrée du cimetière Montparnasse ?


  Belle journée à tous, et à toi en particulier.


Michel.


 
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E


 tu me serviras bien de guide ? 


Bisous