Pour le jeudi en poésie des Croqueurs de mots et
Sur un thème proposé par Fanfan :
Il y a de grands soirs où les villages meurent
Après que les pigeons sont rentrés se coucher.
Ils meurent, doucement, avec le bruit de l'heure
Et le cri bleu des hirondelles au clocher...
Alors, pour les veiller, des lumières s'allument,
Vieilles petites lumières de bonnes sœurs,
Et des lanternes passent, là-bas dans la brume...
Au loin le chemin gris chemine avec douceur...
Les fleurs dans les jardins se sont pelotonnées,
Pour écouter mourir leur village d'antan,
Car elles savent que c'est là qu'elles sont nées...
Puis les lumières s'éteignent, cependant
Que les vieux murs habituels ont rendu l'âme,
Tout doux, tout bonnement, comme de vieilles femmes.
Henry BATAILLE (1872-1922)
Hors thème,
Un poème de Sandrine PEREZ PERICHON
PALMA
Sur une plage d'été
Un moment d'éternité
Les étoiles argentées
Inspirent un rêve enchanté
Les vagues se sont brisées
Sur la grève abandonnée
Le sable s'est réchauffé
Une torride journée
Le souffle du vent léger
Soulage une âme égarée
Le soleil va se coucher
Le ciel devient oranger
Lascivement allongée
Emportée par des pensées
Lointaines et mitigées
La vie est un lourd secret
Qu'il ne faut pas dévoiler
Tout son passé enterrer
Un futur à visiter
A vivre en toute beauté.